Parcours, analyse de la course, favoris et prédictions pour Clasica de Almeria 2026

Analyse rédigée par Diego Martín (@calebthemartin)
ANALYSE DU PARCOURS DE LA CLÁSICA DE ALMERÍA WE 2026
Dimanche 8 février - Cooperativa Casi - Tabernas : 118,8 km
- Horaire : 12 h 35 - 15 h 30 (heure locale).
La quatrième édition de la Clásica de Almería WE partira des installations de la coopérative CASI à Almería. De là, elle se dirigera vers l’intérieur de la province d’Almería, avec une partie centrale du parcours où se concentreront presque toute la difficulté et le dénivelé positif accumulé.
Il y aura trois cols répertoriés à la Clásica de Almería WE 2026. D’abord, elles affronteront le Mirador de Lucainena de la Torres (4e cat.). Presque sans répit viendra l’Alto del Romeral (3e cat.) et, immédiatement après, elles graviront l’Alto de Turrillas (2e cat.). En réalité, ce dernier est la véritable difficulté de la journée et parfois son profil inclut aussi celui des cols précédents.
L’Alto de Turrillas, au‑dessus de 800 mètres d’altitude, est franchi à près de 60 km de l’arrivée. Il présente une pente moyenne d’environ 4,3 % sur ses 6,5 km de longueur. Ce n’est pas excessivement dur, mais il faut tenir compte du fait que, si l’on prend ce profil, le col comporte deux zones de repos, dont une en descente.
Après celui‑ci, la partie ascendante du parcours se termine et une zone rapide commence, incluant des sections en descente, pour aller chercher à nouveau le Bajo Andarax. Après le dernier sprint intermédiaire à Benahadux, les cyclistes se dirigeront de nouveau vers Tabernas, où la course se conclura, avec la route qui s’élèvera légèrement dans les derniers kilomètres.
LA MÉTÉO
Les prévisions sont bonnes pour dimanche. On attend des températures comprises entre 18 et 20 degrés pendant le déroulement de l’épreuve d’un jour. La probabilité de pluie est pratiquement nulle. Le vent sera faible, avec des rafales allant jusqu’à 22 km/h et des moyennes autour de 13. Nous ne pensons pas qu’il jouera un rôle déterminant.
FAVORITES POUR LA VICTOIRE DE LA CLÁSICA DE ALMERÍA WE 2026
Préambule
La participation à la Clásica de Almería WE 2026 est très réduite, sensiblement inférieure aux limites établies par l’UCI pour les courses de cette catégorie. Une participation (prévue) de seulement 47 cyclistes conditionne de manière notable la course.
Il est possible qu’à chaque petite difficulté les équipes WT et PRO (4) essaient de dynamiter la course et de laisser le moins de prétendantes possible en lice. A priori, cela pourrait être une journée pour sprinteuses ou puncheurs, mais avec un peloton aussi réduit, la puissance relative dans les ascensions et la gestion tactique au sein de chaque équipe prennent encore plus d’importance.
Favorites
L’Espagnole Paula Blasi (UAE Team ADQ) est l’une des grandes favorites à la victoire. Lors du début de saison en Australie, elle a montré un bon coup de pédale. Elle bénéficiera du soutien de sa coéquipière italienne Federica Venturelli, une prometteuse puncheur qui peut tirer le meilleur d’elle‑même dans ce type de courses. Sans oublier l’éternelle combattive et puissante rouleuse Brodie Chapman.
La Cubaine Arlenis Sierra (Movistar) est revenue cette année après sa pause maternité. Dans des conditions normales, ce serait un parcours qui s’adapte bien à ses caractéristiques. Toutefois, il est probable que certaines équipes essaient de distancer toutes les coureuses disposant d’une plus grande pointe de vitesse. En ce sens, les Espagnoles Sara Martín, Lucía Ruíz et la Britannique Claire Steels peuvent jouer un rôle beaucoup plus important et chercher à faire exploser la course.
L’Italienne Arianna Fidanza (Laboral Kutxa - Fundación Euskadi) devrait être la coureuse désignée en vue d’une éventuelle arrivée au sprint. Cependant, compte tenu de la participation, il est plus probable que certaines équipes tentent de la piéger. En ce sens, sa coéquipière ouzbèke Yanina Kuskova, sa coéquipière chilienne Cata Soto ou la jeune Irati Aranguren peuvent avoir leurs chances dans une course qui s’annonce assez exigeante.
Liv AlUla Jayco se présente avec son équipe continentale. Malgré tout, au moins une cycliste descend du World Tour et semble s’imposer comme leader et favorite. La Suédoise Caroline Andersson se défend très bien dans ce type d’ascensions et, sans être une sprinteuse, peut confirmer sa prestation sur la ligne d’arrivée.
Autres candidates
Nous l’avons déjà dit, la participation est largement perfectible – comme l’aurait dit l’héritier de l’ex‑président Rajoy. Dans ce contexte, nous ne pouvons pas vraiment mettre en avant des cartes surprises, mais plutôt des coureuses d’équipes un peu plus modestes qui peuvent amener la course sur leur terrain. En ce sens, nous soulignons la Française Laura Asencio (Ma Petite Entreprise), la Suissesse Jasmi Liechti et la Néerlandaise Nina Kessler (Nexetis), l’Américaine Kaia Schmid (O'Shea Red Chilli Bikes) ou la Paraguayenne Agua Marina Espínola (Abadie Magnan).