Parcours, analyse de la course, favoris et prédictions pour Omloop Nieuwsblad 2026

Analyse rédigée par Sergio Yustos (@sergioyustos_) et tips de Cédric Molina (@ilcapoced)
ANALYSE DU PARCOURS
- Horaire : 11h15 - 15h50 CET
L’Omloop Het Nieuwsblad 2026 rouvre le rideau de l’Opening Weekend, ce moment précis du calendrier où le cyclisme change de température. 208 kilomètres au programme qui, sans atteindre encore la rudesse d’avril, obligent déjà à courir avec agressivité, endurance et intelligence. Le départ depuis Gand donne lieu à une première moitié relativement contenue, avec peu de secteurs et de côtes qui servent davantage à se placer et à user qu’à vraiment faire exploser la course.
La course commence à prendre corps à partir des 58 kilomètres de l’arrivée. De là et jusqu’aux 10 derniers kilomètres, s’enchaîne le bloc qui marque la journée : secteurs pavés, bergs et sections mixtes, le tout en succession rapide. Terrain idéal pour bouger les pions et faire exploser la course si l’on veut éviter un sprint relativement groupé.
L’édition 2026 durcit encore cette partie dans son final, avant l’ultime feu d’artifice, avec l’ajout de Tenbosse (500 m à 6 %, à 26 km de l’arrivée) et Parkeberg (800 m à 5 %, à 23 km). Deux côtes qui arrivent quand la fatigue se fait déjà sentir et qui compliquent toute poursuite organisée.
Et l’évidence a un nom bien précis. Le Muur de Geraardsbergen, dont le sommet se trouve à 15,5 kilomètres de l’arrivée, redevient le grand point d’inflexion. 1,1 km à 7,3 %, avec des rampes proches de 20 %, route étroite et approche toujours féroce. Ici se sépare ce qui tient de ce qui ne tient plus, et toute erreur de placement se paye cher. Odeur d’histoire sur une montée que, chaque année, on regrette de ne pas voir plus souvent.
Après le Muur arrive le dernier examen sérieux : le Bosberg, à 11,5 km de la ligne d’arrivée. Moins sélectif, mais clé pour consolider les écarts ou permettre la dernière riposte. Si quelqu’un bascule avec de l’avance, on saura déjà ici s’il va lever les bras sur la ligne.
De là, lancement rapide vers Ninove, avec une arrivée plus propre et moins technique que lors d’autres éditions. Si un groupe arrive, il sera réduit ; si un coureur arrive seul, ce sera au terme d’une Omloop qui, une fois encore, récompense l’anticipation et la gestion intelligente de l’effort.
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Previa Omloop Nieuwsblad 2026 | Tramo final[/caption]
Côtes :
| # | Côte | Altitude (m) | Longueur | Pente moyenne | Km de course |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Leberg | 92 | 0,9 km | 3,6 % | 61,4 |
| 2 | Eikenberg | 81 | 1,2 km | 5,0 % | 74,6 |
| 3 | Leberg | 92 | 0,9 km | 3,7 % | 133,3 |
| 4 | Eikenberg | 81 | 1,2 km | 5,0 % | 146,5 |
| 5 | Wolvenberg | 63 | 0,5 km | 6,2 % | 150,5 |
| 6 | Molenberg | 54 | 0,4 km | 7,1 % | 163,1 |
| 7 | Leberg | 92 | 0,9 km | 3,7 % | 170,5 |
| 8 | Berendries | 90 | 0,9 km | 6,7 % | 174,6 |
| 9 | Tenbosse | 67 | 0,5 km | 6,0 % | 182,0 |
| 10 | Parikeberg | 83 | 0,8 km | 4,9 % | 185,2 |
| 11 | Muur de Geraardsbergen | 104 | 1,1 km | 7,3 % | 192,3 |
| 12 | Bosberg | 102 | 0,9 km | 6,3 % | 196,3 |
Secteurs pavés (attention aux sections mixtes) :
| # | Secteur | Longueur | Km de course |
|---|---|---|---|
| 1 | Paddestraat | 1.500 m | 43,4 |
| 2 | Haaghoek | 1.900 m | 60,3 |
| 3 | Eikenberg | 1.200 m | 74,6 |
| 4 | Lange Munte | 2.500 m | 115,6 |
| 5 | Haaghoek | 1.900 m | 132,2 |
| 6 | Eikenberg | 1.200 m | 146,5 |
| 7 | Holleweg | 600 m | 148,6 |
| 8 | Kerkgate | 1.400 m | 155,6 |
| 9 | Jagerij | 800 m | 158,1 |
| 10 | Molenberg | 400 m | 163,1 |
| 11 | Haaghoek | 1.900 m | 169,4 |
| 12 | Muur | 800 m | 192,3 |
| 13 | Bosberg | 400 m | 196,3 |
LA MÉTÉO
Journée parfaite pour profiter du cyclisme. Température autour des dix degrés, vent assez soutenu en direction sud/sud-ouest et très légères probabilités de pluie, mais bien présentes. Cela nous laisse un panorama idéal pour la première classique pavée de la saison.
FAVORIS POUR LA VICTOIRE
Mathieu van der Poel, c’est ce nom-là. Il débute sa saison après une nouvelle démonstration en cyclo-cross, mais la question n’est jamais de savoir s’il arrive en forme, plutôt où il décidera d’attaquer. Il part comme grand favori et cela, loin de conditionner négativement la course, est généralement synonyme de mouvement et d’ambition. C’est une épreuve où il n’est pas simple de creuser un écart et où les grands noms ont tendance à se cacher jusqu’à Geraardsbergen, mais Alpecin–Deceuninck bénéficie d’un avantage clair : Jasper Philipsen et Kaden Groves permettent à Van der Poel d’attaquer sans filet. S’il part, parfait. Sinon, le sprint reste une carte gagnante. Dans ce contexte, on l’imagine facilement courir sans crainte et durcir la course quand il le faudra.
Derrière, la palette de favoris est immense et cela complique tout scénario offensif. Team Visma | Lease a Bike, qui ne vit pas ses meilleurs moments au niveau économique, ne peut pas se présenter comme le rival direct d’Alpecin, mais en termes de noms, l’équipe rivalise au plus haut niveau. Christophe Laporte arrive avec de bonnes sensations et peut s’adapter à n’importe quel scénario, tandis que Matthew Brennan offre une option au sprint. L’absence pour maladie de Wout van Aert réduit le potentiel offensif, mais pousse également l’équipe vers des plans plus conservateurs, ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose en termes de résultats.
Et il y a beaucoup d’intérêts pour que la course reste vivante jusqu’au final. Arnaud De Lie est probablement le coureur qui correspond le mieux à ce parcours : il grimpe bien et, surtout, il sprinte vite. Autour de lui apparaissent des noms comme Biniam Girmay, Søren Wærenskjold, Ben Turner, Mathias Vacek ou Paul Magnier, tous avec des équipes prêtes à contrôler et à neutraliser les attaques lointaines. Trop de monde est intéressé à ce qu’il ne se passe rien de décisif avant le Muur. Sans doute, parmi eux, se détache le nom du Français qui enchaîne des mois spectaculaires.
Cela ne signifie pas qu’il n’existe pas de coureurs capables de faire éclater le scénario prévu. Tim Wellens arrive avec une excellente condition et a le profil parfait pour durcir la course dans les côtes. Tom Pidcock, même s’il n’est pas l’archétype idéal pour cette épreuve, traverse un état de forme qui lui permet de défier n’importe quelle logique. On peut évidemment retrouver ici d’autres noms comme Matej Mohorič, Kasper Asgreen, Valentin Madouas, Stefan Küng, Florian Veermersch, Toms Skujins… des coureurs avec du moteur, de l’expérience et assez de liberté pour tenter leur chance lorsque le peloton commencera à se regarder. Ici, j’aimerais citer un nom en particulier : Jonas Abrahamsen. Il débute, oui. Mais on sait que sa préparation est impeccable, il a démontré que, par ses caractéristiques, il peut être un coureur taillé pour ce terrain, et demain il peut le prouver dès son premier jour de compétition en 2026.
On ne peut pas non plus oublier des coureurs comme Dylan van Baarle, Laurence Pithie, Aaron Gate, Luke Lamperti, Magnus Sheffield, Lukáš Kubiš, Anthony Turgis, Matteo Trentin, Iván García Cortina ou Fred Wright, mais je préfère miser sur d’autres pour la surprise : Per Strand Hagenes, Vlad Van Mechelen, Riley Sheehan, Matyáš Kopecký, Jenno Berckmoes, mais surtout Bastien Tronchon et Albert Withen Philipsen ; ce seront mes principaux surveillés pour cette journée.
RECOMMANDATIONS D’IL CAPO CED POUR DEVENIR UN CAPO DANS LA FANTASY
💥 Le chiffre d’il capo.
Les 8 derniers vainqueurs de cette course n’avaient pas participé, terminé ou obtenu un top 10 lors de l’édition précédente à leur victoire.
🌟 Capos à suivre.
Je vais vous recommander 1 coureur par tranche de prix.
1200 : Il n’y en a aucun qui coûte ce nombre de pièces.
1000 : Mathieu van der Poel
Ici, sans surprise. Il débute sa saison et débute sur cette course, qu’il voudra sûrement ajouter à son palmarès sur les pavés.
800 : Paul Magnier
Il peut devenir le 1er Français de l’histoire à gagner cette course.
Il a un autre défi : être le premier coureur depuis 2017-18 à obtenir 2 podiums consécutifs. Le dernier fut Sep Vanmarcke.
600 : Mathias Vacek
Il sera le leader de l’équipe Lidl-Trek en l’absence de Mads Pedersen. Hâte de le voir dans ce rôle et sur les pavés.
400 : Christophe Laporte
Leader de Visma après le forfait de dernière minute de Wout van Aert. À ce prix, c’est l’un des coureurs qui peut le plus vous rapporter dans cette course. Que le scénario soit un sprint ou une course explosée, il peut être devant et signer un bon résultat.
200 : Nils Politt
3 top 10 lors de ses 5 dernières participations ici, dont cette 2e place obtenue au sprint face à Jan Tratnik. Un coureur qui, comme Christophe Laporte, coûte peu de pièces au regard du nombre de points qu’il peut vous apporter.
📂 Coureurs avec -10 % qui ont réussi à faire top 10.
2025 : 8 (dont le vainqueur)
2024 : 2
2023 : 4
2022 : 3
2021 : 3
2020 : 4 (dont le vainqueur)
2019 : 3
📂 Parmi les 15 coureurs les plus sélectionnés par les utilisateurs, combien ont gagné, combien ont fini sur le podium et combien entre la 4e et la 10e place ?
2025 : ✖️🥈🥉 0 (Total 2/10)
2024 : 🥇🥈🥉 4 (7/10)
2023 : 🥇🥈🥉 2 (5/10)
2022 : 🥇🥈✖️ 3 (5/10)
2021 : ✖️✖️🥉 3 (4/10)
2020 : ✖️🥈✖️ 1 (2/10)
2019 : ✖️🥈🥉 3 (5/10)
Pour cette course, comme vous le savez déjà, les % des coureurs ont disparu et ce n’est une information que nous ne connaîtrons qu’une fois la course commencée. Ce que nous avons maintenant, ce sont des catégories sans % précis, grâce auxquelles nous pouvons au moins avoir une idée des coureurs qui sont choisis par les utilisateurs.
Pour le premier indicateur, je regarderais les coureurs qui sont dans les catégories 4 et 5 : « peu choisi » et « très risqué ».
Pour le second indicateur, je garderais un œil sur la catégorie 1 : « pari sûr ».
Utilisez correctement ces informations pour composer vos équipes.
